Avec Nicole Notat, présidente de Vigéo; Jean-Luc Bennhamias, député européen; Maria Elena-André, secrétaire générale adjointe de la Confédération européenne des Syndicats (CES); Blandine Kriegel, présidente du Haut Conseil à l'intégration et Laurent Cohen-Tanugi, président de la mission "l'Europe dans la mondialisation". Débat animé par Guillaume Duval (Alternatives Economiques)
Partons d’un constat simple : les marchés du travail et les modèles sociaux restent encore d’inspirations et de conceptions très nationales. Dans ce contexte, quel est le rôle social de l’Europe ? Quels sont les défis sociaux que l’Europe doit relever ? (Kriegel) En premier lieu, 15 millions de chômeurs se répartissent sur le territoire européen avec de profondes inégalités de revenus hommes/femmes et de vraies disparités concernant le temps de travail. L’idée même d’une Europe sociale est à la fois complexe et paradoxale aux yeux des Européens (Tanugi). Á première vue, on pourrait croire que l’Union serait unie derrière les objectifs de Lisbonne qui visent le maintien de standards sociaux élevés. Cependant, le bilan de Lisbonne reste contrasté (Tanugi). De plus, une partie des Européens perçoit l’Europe comme étant agressée par l’extérieur (Notat). Dernier paradoxe, l’Europe sociale devrait à la fois favoriser la mobilité des travailleurs tout en combattant le dumping social (Notat). Existe-t-il un sujet qui fasse consensus ? La réponse est oui : la flexicurité, inspirée des pays nordiques.
Quels sont les thèmes que l’Europe devrait prendre à bras le corps ? De toute urgence, la lutte contre les discriminations. Le nouvel agenda social devrait également contribuer à faire évoluer les comportements (André.) A titre d’exemple, les références au plombier polonais en France ou à l’infirmière polonaise en Suède soulignent à quel point l’ouverture des frontières demeure une menace sociale aux yeux de certains européens. L’Europe a l’obligation de rassurer ses travailleurs. L’Union a d’autre part le devoir d’œuvrer pour l’intégration des jeunes dans le monde du travail et de rappeler aux entreprises leurs responsabilités sociales. Et cela sans pour autant revenir à un protectionnisme qui ne mène nulle part (Notat). Quant au pacte européen sur l’immigration et l’asile, projet de la PFUE, il pourrait s’accompagner d’un pacte social intégrant la question de l’intégration des nouveaux arrivants (Kriegel). La mise en œuvre de ces politiques ayant un coût, il est primordial que l’Union se dote d’un budget conséquent pour faire face à tous ces défis (Bennahmias).














.jpg)













.jpg)



.gif)
.gif)
.gif)



.bmp)

Commentaires
Isa
01/07On ne peut pas dire que cela fut un forum.
Les diverses interventions de la tribune ont duré 50 minutes et il ne restait plus que 10 mn pour que la salle puisse s'exprimer.