Avec Bernard Faivre d’Arcier, président des Biennales de Lyon, ancien directeur du Festival d'Avignon; Renaud Donnedieu de Vabres, ambassadeur chargé de la dimension culturelle de la présidence française du Conseil de l'Union européenne; Philippe Starck, designer, directeur artistique de la PFUE; Dominique Vlasto, député européen; Gilles Kepel, professeur à Sciences-Po, directeur de la chaire Moyen-Orient Méditerranée. Débat animé par Emmanuel Laurentin (La Fabrique de l’Histoire, France Culture)
La culture n’a jamais été considérée comme une priorité politique et stratégique de l’Union (Donnedieu de Vabres). Elle n’a jamais figuré à l’ordre du jour d’un Conseil européen. L’Union doit-elle se désintéresser de la culture pour autant ? Faut-il confiner la culture à sa dimension festive ou ludique ? En réalité, la culture c’est aussi l’échange, la diversité, l’attractivité économique et politique. C’est aussi une façon de se définir par rapport aux autres, de valoriser notre patrimoine. Ainsi, une vraie volonté politique en matière de culture permet d’adresser ce patrimoine au monde entier. Or, si l’on s’accorde à reconnaître un savoir-faire, une spécificité, un humanisme typiquement européens, il est difficile de trouver une véritable volonté à promouvoir nos intérêts dans ce domaine.
Si la culture n’a pas été une priorité politique et stratégique, elle n’a pas moins bénéficié de politiques européennes, indirectement, à travers la liberté de l’espace Schengen ou l’établissement du marché commun. Faut-il s’en contenter ? Surtout pas. Il faudrait pouvoir donner une place à la production artistique dans les projets politiques européens. Toujours est-il que 90% des tickets de cinéma vendus dans le monde le sont pour des productions venant des Etats-Unis (Donnedieu de Vabres.) Du coup, faut-il protéger les productions artistiques indépendantes ? Evidemment.
La culture ne se résume pas non plus qu’à la production de biens matériels. Par exemple, la place des langues reste fondamentale (Kepel.) La culture n’étant pas statique, il faudrait une vraie politique d’échange entre l’Europe et l’espace méditerranéen. En dernier lieu, notre modèle de pluralité doit rester au centre de notre capacité à produire de la culture.














.jpg)













.jpg)



.gif)
.gif)
.gif)



.bmp)
